Face A

Language is easy but talking is not

mardi 8 février 2005

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J'appelai François le lendemain, comme tous les jours. Il me semblait extrêmement distant, et j'en éprouvai une certaine douleur. Je le sentais s'éloigner de moi, tenter de me montrer qu'il était indifférent au fait que je sois parti. Il m'annonça comme si de rien n'était qu'il comptait vendre son commerce pour partir s'installer dans le Nord et qu'un acheteur potentiel était venu le jour même. Mon sang ne fit qu'un tour.« Moi qui viens de décider de ne pas partir à Paris pour pouvoir rester avec toi...- Je ne te l'ai pas demandé.... [Lire la suite]
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lundi 7 février 2005

-13-

Beaucoup de choses devaient changer pour moi dans un avenir proche. En effet, les semaines précédentes avaient été consacrées à ces concours que j'étais censé préparer depuis quelques mois. J'avais donc effectué deux séjours à Paris pour les concours d'admission à l'ESIT, ainsi que le concours d'admission au DESS proposé par l'Université du Mirail de Toulouse. A ma grande surprise, je fus admis aux deux. Il me fallut donc choisir entre un nouveau cursus de trois ans dans une prestigieuse école parisienne et une année de formation à... [Lire la suite]
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dimanche 6 février 2005

-12-

Une fois achevée l'épreuve familiale qui m'avait vu faillir à m'ouvrir un tant soit peu à mon père, je rentrai donc à Toulouse. Les mois suivants passèrent ainsi entre quelques jours chez moi et la plupart du temps chez lui. Désormais, ma mère téléphonait directement chez François pour m'avoir et avait donc eu l'occasion de lui parler au téléphone. En revanche, lorsque j'appelais mon père, je prenais bien garde à rester le plus discret possible. François, à juste titre, commençait à trouver cette situation pesante, mais il... [Lire la suite]
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samedi 5 février 2005

-11-

Peu après mon arrivée chez mon père, je profitai d'être seul au salon avec mon frère pour lui dire que j'avais rencontré un garçon, ce qui expliquait que je sois très rarement à Toulouse ces derniers temps.« Je m'en étais bien douté, tu sais... d'ailleurs, les parents sont au courant tous les deux.- Ah bon ? Comment ça ?- Ils me l'ont demandé, chacun de leur côté. Je leur ai confirmé.- Tu as bien fait...- Ils l'ont très bien pris tous les deux, ils s'en doutaient depuis longtemps mais comme tu ne leur disais rien... en tout cas, ils... [Lire la suite]
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samedi 5 février 2005

-10-

Je restai près d'une semaine à L. au lieu de rentrer à Toulouse comme prévu. Au plaisir de notre découverte mutuelle s'ajoutait pour moi celui de retrouver la montagne. La maison des parents de François était bâtie au milieu d'un grand terrain qui offrait une vue dégagée sur les sommets. Un paysage que je ne me lassais pas d'admirer et qui rendait plus idyllique encore cette histoire naissante. Nous n'étions chacun qu'attention envers l'autre, que baisers et caresses. Repas aux chandelles, longues soirées devant le feu de bois, dans... [Lire la suite]
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vendredi 4 février 2005

-9-

A vingt-cinq ans, je n'avais pas encore connu ce qu'il convient d'appeler une histoire d'amour. Des ébauches, des esquisses, toujours avortées, tuées dans l'oeuf, déçues. Je ne m'étais jamais posé la question de savoir pourquoi je n'avais jamais réussi à rester, à garder, à poursuivre. Il y avait bien eu Sylvain, six ans plus tôt. Nous nous étions rencontrés dans un café de Montpellier et nous étions revus plusieurs fois, et puis au bout de trois semaines, je ne l'avais plus appelé, lui ne m'avait pas rappelé non plus.... [Lire la suite]
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vendredi 4 février 2005

-8-

Il devait venir à Toulouse, passer la nuit à la maison et m'emmener avec lui le lendemain. Depuis une semaine, nos conversations téléphoniques ne tournaient plus qu'autour de ça, nos retrouvailles en quelque sorte, la fois précédente ayant été un peu particulière.Il arriva assez tard et m'invita à manger dans un restaurant de nuit de la rue Bayard, un petit restaurant charmant, très intimiste, avec sélection à l'entrée. Très fréquenté par la clientèle gay de Toulouse. Nous étions installés dans un petit recoin où nous pouvions à... [Lire la suite]
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vendredi 4 février 2005

-7-

Les jours passèrent donc ainsi, sans que je ne revoie Didier. J'avais François tous les jours au téléphone, plusieurs fois par jour. Deux fois par semaine, le soir, j'allais suivre des cours d'anglais pour me remettre un peu à niveau en préparation de mes concours, mais hormis ces trois ou quatre heures par semaine, je ne faisais rien du tout. Un soir, François m'appela pour me dire qu'il allait sortir à Toulouse avec Alain, et que nous pourrions donc nous voir. Il me donna rendez-vous à la Ciguë, un petit bar que je n'aimais pas... [Lire la suite]
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vendredi 4 février 2005

-6-

Étrangement, c'était à Didier que je pensais. C'était de lui que j'avais envie, ou plutôt c'était avec lui que je souhaitais vivre quelque chose. J'étais heureux d'avoir rencontré un garçon, de savoir que nous allions nous revoir (il avait eu une expression de joie incroyable quand, après qu'il m'eut demandé si je voulais bien lui donner mon numéro de téléphone pour que nous nous revoyions, je lui avais dit oui). Et pourtant ce n'était pas à lui que je pensais, mais à cet autre que je n'avais pourtant fait qu'embrasser sous une porte... [Lire la suite]
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jeudi 3 février 2005

-5-

Je n'appris que quelques semaines plus tard pourquoi il ne m'avait pas suivi tout de suite, pourquoi il avait été si long à remonter. Il me confia avoir eu peur, peur de tomber amoureux aussi soudainement, peur de moi et de l'effet que je lui faisais. Il s'était dissimulé derrière la cabine du DJ assez longtemps pour être sûr que je sois parti. Il voulait fuir. « J'ai peur de tomber amoureux, et dans ce cas je préfère fuir. » Mais j'avais été patient et il avait été surpris de me trouver encore là, l'attendant. Agréablement... [Lire la suite]
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