Face A

Language is easy but talking is not

vendredi 2 novembre 2012

Bien sûr, il y a bien plus que ça. Un scénario classique en somme. Le retour soudain du passé qui vient bousculer les certitudes et fait ressurgir des questions et des doutes refoulés. La crise de la quarantaine n’est pas un mythe, je le sais bien. Depuis une semaine j’ai l’estomac noué, littéralement. Je suis incapable de reprendre mes lectures, alors qu’il y a huit jours encore, je me replongeais dedans dès lors que j’avais cinq minutes. Là, je lis dix lignes, je les oublie, je les relis, je les oublie à nouveau. Celui qui partage... [Lire la suite]
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lundi 29 octobre 2012

Lame de fond

Ça va passer. Ça doit passer. Ça passera, comme à chaque fois. Comment dire ce maelström, ce courant qui a pris naissance l’air de rien pendant l’été, par des lectures, puis ces courtes vacances au pays de mon enfance, synonymes comme à chaque fois de sourde nostalgie, amplifiée par les émotions de mes lectures nouvelles… mais comment dire surtout comment ce courant s’est transformé en lame de fond depuis vendredi dernier et cette inoubliable soirée d’anniversaire presque improvisée ?  Je n’aurais jamais cru le revoir, ou... [Lire la suite]
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jeudi 3 novembre 2011

C'est toujours du même bureau, devant la même fenêtre, face au même mur qu'il y a 7 ans passés que j'écris ces quelques lignes. Visiblement, rien n'a changé. Intérieurement, pas grand chose et un océan pourtant me sépare de moi. Un tumulte silencieux fait de souvenirs, de temps, de réflexion et de mélancolie. Le même océan, juste un peu plus profond, juste un peu plus étendu qu'autrefois. Il m'arrive de m'y plonger et d'en commencer la traversée avant que le poids du temps ne me force à revenir au rivage, quand ce n'est pas simplement... [Lire la suite]
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mardi 19 juillet 2011

Mardi. Sommeil, pluie, ingrédients usuels, usants. Je songe souvent à écrire, ici ou là, mais renonce aux premiers mots. Si je les tape, je les efface aussitôt.  Les livres redeviennent mes compagnons du soir, malgré la fatigue qui m'empêche de lire longtemps, les paupières lourdes, et surtout qui me fait oublier le lendemain ce que j'ai lu la veille. Difficile de lire un roman dans ces conditions. La musique ne me quitte évidemment pas. Comme toujours elle accompagne, souligne, appuie, soulage, tout à la fois. Quelques images... [Lire la suite]
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mercredi 29 décembre 2010

« Merci d'être venu. » Je baissai les paupières d'un air convenu qui se voulait à la fois rassurant et empreint de sympathie. Quelques essaims de personnes qui m'étaient toutes inconnues se formaient çà et là, je restai isolé et indécis. Un ciel de novembre paisible et bas conférait à la scène et au lieu une pâleur irréelle, semblable à un rêve cotonneux dans lequel je ne trouvais pas ma place. Une forme de politesse m'avait mené ici, un sens flou du devoir à accomplir. L'attente ne fut pas très longue, selon mon souvenir. Je ne... [Lire la suite]
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lundi 27 décembre 2010

Une autre année s'achève dans l'indifférence. Que dire sans me répéter ? Sans évoquer le travail incessant, l'apathie et la routine, l'agacement et le renoncement ? Les quelques mètres carrés de ce bureau que je ne quitte presque pas. Les quelques jours en famille il y a deux mois, désespérants et aux effets fâcheux. Les quelques rêves. Les quelques bribes. Les quelques fracas étouffés. Cette période de l'année que je hais plus que toute autre. 
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vendredi 16 juillet 2010

J'ai entrepris il y a quelques jours - projet pharaonique - de numériser l'intégralité de mes photos imprimées. Trente-cinq années de vie en milliers de clichés. Inutile de dire à quel point la simple vision d'une photo oubliée peut faire surgir une nostalgie tenace, qui ne vous lâche qu'à grand peine, ou encore une surprise joyeuse qui ravive le sourire quelques instants, avant de vous replonger à nouveau dans cette mélancolique contemplation du passé. On s'attarde sur un détail jamais remarqué encore, sur un regard qui en disait... [Lire la suite]
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mercredi 23 juin 2010

La chaleur et la torpeur se sont installées, et avec elles la morosité a repris ses droits. Nos journées sont mornes et lourdes à nos épaules. Poids d'autant plus lourd à porter quand, tous deux, sans cesse et avec insistance, nous nous souvenons qu'il y a un an, jour pour jour, nous arpentions les rues de Jérusalem sous une chaleur plus implacable encore. Arrivés la veille, nous marchions sans relâche dans le labyrinthe de la vieille ville, dans un mélange de stupeur et d'émerveillement. Comme galvanisé par cette atmosphère chargée... [Lire la suite]
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dimanche 20 juin 2010

Nous n'aurions certainement pas eu grand chose à nous dire, comme à notre habitude ; mais tout de même, j'aurais bien aimé pouvoir appeler mon père aujourd'hui pour lui souhaiter une bonne fête.    
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dimanche 9 mai 2010

À quelques semaines près, voici déjà 6 ans que j'ai découvert le blog… c'est long, et il est assez intéressant de constater tout ce que cela a pu bouleverser dans ma vie dans les toutes premières années, beaucoup moins depuis quelque temps. Croyant naïvement à l'anonymat sur le web, j'avais choisi d'ouvrir un petit carnet dans lequel je noterais de brèves pensées éparses, des diverseries comme j'aimais à les appeler, persuadé ne trouver aucun écho et même assez effrayé à cette idée. Forcément, de commentaire en commentaire, très... [Lire la suite]
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