Face A

Language is easy but talking is not

dimanche 27 novembre 2005

dimanche

Comment dire. Comment dire sans me dénigrer, sans tomber dans ce dans quoi je ne veux pas tomber, la complaisance. Je cherche l'étincelle, je cherche la flamme. Quelque chose.Et je m'en rends bien compte, que dans cette torpeur présente, ailleurs nommée sérénité, je ne me reconnais pas. Ici, là, à droite, à gauche, des signes distincts me font appel ; appel à l'évasion, appel à la sensualité. L'appel se fait toujours plus fort. Je recherche l'inquiétude, à proprement parler. La quiétude ne me sied pas longtemps. Elle m'ennuie,... [Lire la suite]
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samedi 26 novembre 2005

2 von Millionen von Sternen

Où la voiture se prête décidément bien aux hypnoses musicales. Un moment de flottement comme je les aime, sur l'autoroute qui nous ramène de Cologne vers la Belgique et la France. En face, un tracé rectiligne, la pluie. Dans la voiture, pas un mot. Intérieurement, je jubile.J'ai trouvé ma chanson, celle qui va me faire entrer dans l'hiver tout en douceur, et m'y accompagner. 2raumwohnung, 2 von Millionen von Sternen (Kommt zusammen, 2001)
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samedi 26 novembre 2005

Une fine couche de neige s'est posée sur les toits et dans la cour de la maison. Les chats, comme chaque année, n'osent pas encore s'y aventurer. Le feu de bois ne suffit plus à chauffer l'étage, mon bureau est froid. J'allume le poêle, une odeur de pétrole envahit les chambres et vient se mêler aux odeurs de cuisine qui montent par l'escalier. La neige, comme un voile de silence. Qu'elle tombe, encore et encore, qu'elle couvre, tout, nos bruits et nos fureurs, nos doutes et nos ardeurs, nos peurs. Que l'on soit couverts de blanc,... [Lire la suite]
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vendredi 25 novembre 2005

Je n'irai pas passer Noël en famille et sens déjà percer les regrets dans la voix de la mother, pour ne pas dire les reproches. Je déteste de plus en plus les fêtes pour cela, justement : chaque année devoir justifier tel ou tel choix, et chaque année voir tout cela s'envenimer de façon toujours plus pernicieuse. S'attirer les foudres des uns ou de l'autre, choisir entre la peste et le choléra.Depuis ce 25 décembre d'il y a 5 ans passé sous la lumière blafarde d'un hôpital dans les couloirs duquel résonnaient en sourdine les... [Lire la suite]
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jeudi 24 novembre 2005

Vignettes

Alors que nous achetions à Cologne quelques décorations de Noël pour sa boutique, mon homme eut l'idée incongrue de ramener deux serre-tête surmontés de faux bois de renne en feutre, un peu comme ces antennes coiffées d'étoiles lumineuses que certains enfants portent pour se déguiser. Une fois posé sur la tête, cet attribut rend immédiatement ridicule quiconque s'aventure à s'en parer. Je m'interrogeai sur le bien-fondé de cet achat, persuadé que ni lui, ni moi n'aurait l'occasion de s'en coiffer, mais m'exécutai avec plaisir. ... [Lire la suite]
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mardi 22 novembre 2005

La présence des parents de mon homme me donne à voir ce que je n'ai pas eu le temps de vivre avec mon père. Des relations entre adultes, dans lesquelles le lien père-fils évolue, se renverse, se brise et se renoue sans cesse.L'autre soir, alors que mon homme pestait contre son père qui l'avait grondé en patois, comme il le faisait alors qu'il était enfant, j'ai ressenti cette petite morsure de l'absence du mien, de père. Simplement savoir qu'il serait là, toujours là pour moi, voilà ce qui manque.
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mardi 22 novembre 2005

Grand soleil ciel bleu, je ne le vois pas derrière le givre de la vitre. Hier soir, finalement. Il en fallait peu. À peine avais-je quitté mon bureau sur ces deux lignes que le sourire me revenait, là, au coin des lèvres, simplement par la bonne humeur de mon homme. Il en faut peu. Alors on se réchauffe, alors on se rapproche, et ce matin au chaud derrière le givre de la vitre, mon café chaud entre les mains, ma musique chaude au creux des oreilles, je recommence une journée d'hiver sans savoir, quoi, après. Quelques secondes, après... [Lire la suite]
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lundi 21 novembre 2005

Quand la nuit tombe soudain, et la brume, et le silence, il me prend quelquefois des envies de pleurer toutes les larmes de mon corps. Sans raison, ou sans raison valable. Comme aujourd'hui.
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lundi 21 novembre 2005

J'ai toujours été incapable de communiquer mes émotions autrement que par écrit. Et autrement que pour moi seul, dans un journal, peu importe qu'il soit publié comme celui-ci ou non.Autrement dit, je crois que personne, parmi tous ceux qui me connaissent, ne sait vraiment ce que je peux ressentir face à telle ou telle chose. Qu'il s'agisse de l'émotion que peut me procurer une œuvre, qu'elle soit littéraire, cinématographique, musicale ou autre, ou de l'émotion brute qui naît des situations de la vie et des relations avec les... [Lire la suite]
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dimanche 20 novembre 2005

Revenu de Cologne les sacs chargés de disques, je plonge une fois de plus dans la musique. Je goûte (2raumwohnung), je découvre (Nylon) ou redécouvre (Nena, die Ärzte…, ou comment retomber en enfance et être forcément déçu - bien que 99 Luftballons réussisse encore à me faire taper du pied), j'apprécie le passage du format MP3 sur enceintes d'ordinateur au format CD sur chaîne hi-fi, qui donne une nouvelle ampleur à des musiques déjà connues (la bande originale de Battleship Potemkin composée par les Pet Shop Boys remportant tous les... [Lire la suite]
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