Face A

Language is easy but talking is not

vendredi 3 octobre 2014

Je trouve des terrifiants échos, des tristes résonances, complexes et qui me tenaillent le ventre. La position dans laquelle je me suis retrouvé ces derniers jours, qui tient de la caricature, m’a renvoyé à cette époque où moi aussi, jeune et insolent, j’avais sans le vouloir enflammé le cœur et le sexe d’un homme - dans des circonstances certes différentes, mais les échos sont flagrants. De cette époque je garde des souvenirs flous et un peu honteux. Brumeux d’alcool. Remettons un peu les choses en place : une double vie - déjà !... [Lire la suite]
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jeudi 2 octobre 2014

Tis a pity he’s a whore

Le grand jeu. La mine effondrée, les problèmes financiers, je fais ça pour l’argent mais je ne veux pas jouer avec le cœur des gens. Je suis désolé. Il m’a facilité la tâche ainsi. Enfin, un peu. Je persiste dans l’idée d’avoir perçu beaucoup d’authenticité dans les moments que nous avons partagés. Pas forcément dans les déclarations enflammées, bien sûr, mais parfois un rire, une lueur dans le regard qui laisse échapper ce petit truc qui a le pouvoir de me faire basculer. J’ai des sentiments très partagés alors que notre dernière... [Lire la suite]
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mercredi 1 octobre 2014

Deux fois deux voies, soleil d’automne, bas sur l’horizon, blanc et éblouissant, des champs à perte de vue, le monument au mort décati dressé au milieu de ce rien gris et pâle passe très vite sur ma droite, j’appuie sur l’accélérateur, 110, je sens le limiteur qui se débloque et la poussée soudaine du moteur, 120, 130, 140, 150, 160, la musique me pousse aussi, vers le soleil, la blancheur du ciel, parfois je souhaiterais que cette route ne cesse pas et me fondre dans ce soleil blanc.  Je rentre à la maison, l’estomac toujours... [Lire la suite]
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mercredi 1 octobre 2014

Le vieil homme et le diable

Une tentative d’adieux aussi déchirants que pitoyables. Mes larmes, pour qui sont-elles en cet instant ? Pour la beauté déchirante de la jeunesse insouciante ? Pour le temps qui me file entre les doigts et la cruauté de me voir envoyer en pleine face le reflet de ce dirty old man qui le faisait sourire ? Pour la rage rentrée et silencieuse que m’inspire cet épisode ? Pas pour les sommes folles dépensées en une semaine, non. L’autre soir, une plume amie m’écrivait après un appel un peu désemparé de ma part : « Il faut que... [Lire la suite]
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dimanche 28 septembre 2014

Valery ou la double vie

OK. Ces pages sont suffisamment désertées pour essayer. Tout se passe ici dans la solitude de mon bureau, isolé à l’étage. Mon antre, où je passe nécessairement le plus clair de mon temps. Le plus obscur de mon temps aussi. Comme ces dernières semaines où, de lien en lien, je suis arrivé sur ce site. En première page, des vignettes donnent le ton. Des centaines de caméras branchées dans l’intimité de ces centaines de corps qui n’attendent plus que les voyeurs à l’affût. Promis, je resterai loin de tout ça. Je ne ferai que regarder... [Lire la suite]
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samedi 27 septembre 2014

En quelques jours à peine, dans la fange. Tout en bas, tout au fond. Ça me ressemble tellement. C’est tout moi, tout craché. Oui c’est ça : un crachat. Jeté en plein visage, en plein cœur, en plein ventre. Partout où ça fait mal, partout où ça fait du bien aussi. Terriblement excitant, effroyablement frustrant.  Il n’aura fallu qu’un instant. À moi de faire en sorte qu’il ne dure pas trop longtemps, cet instant. Comme toujours.
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dimanche 16 juin 2013

  Nous allons donc nous revoir dans un mois et passer à nouveau une soirée ensemble. Alors que le semestre qui vient de s’écouler avait éteint lentement les braises rougeoyantes d’octobre et que les cendres de ce souvenir auraient pu trouver place dans une urne sur l’étagère à côté de tous mes autres fantômes, je pourrais me demander si c’est vraiment une bonne idée. Depuis trois ou quatre jours, mon imagination est plus que jamais fertile. Je me revois il y a près de 9 ans (!), écrivant ici-même des pages angoissées à l’idée... [Lire la suite]
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mercredi 26 décembre 2012

Cette fin d’année se noie dans la pluie et le gris sombre du ciel. Je la noie aussi dans la musique, éternel refuge de mon incertitude et de mes doutes. Évidemment, le quotidien a jeté son voile sur les deux mois écoulés pour en atténuer l’éclat, pour en calmer les ardeurs. Et si quelque chose couve, je sais à peine encore ce que c’est. Je disais ne pas vouloir me laisser dévorer par la nostalgie, mais me laisser porter, pousser par elle. Il semble que son courant se soit affaibli et que le tourbillon d’octobre se soit éloigné, mais... [Lire la suite]
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lundi 19 novembre 2012

Comme prévu, dans la logique des choses, le temps fait son travail. Allié et ennemi à la fois, il joue l’apaisement et la torpeur. À voix basse parfois, comme si je me confiais à un ami invisible, je refais le scénario et pose des mots sur ce qui s’est passé. Sur ce qui se passe. Je jette mes filets derrière moi et je ramène tout pour faire le tri, décortiquer, soupeser et aviser. Un regard par la fenêtre - toujours la même - sur le ciel gris, sur la cour en contrebas, puis sur l’écran où défilent de vieilles photos. J’essaie de tout... [Lire la suite]
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mercredi 7 novembre 2012

Never again is what you swore the time before

« Ce serait génial d’y aller ensemble. » Une simple petite phrase qui me ferait remuer ciel et terre, et qui, elle aussi, à son tour, pourrait avoir de lourdes conséquences. Je suis prêt à les assumer, je suis prêt à faire face. Pour une simple petite rencontre dans huit longs mois, pour une simple soirée ensemble qui me tiendrait tant à cœur. Sans rien attendre en retour, juste pour voir. Comme pour me sortir d’un long sommeil. C’est loin, juillet.
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