Face A

Language is easy but talking is not

lundi 16 mars 2015

 

C’est une drôle de nouvelle routine qui s’est installée depuis la fin de l’année. 

Non, ma relation à distance avec K. n’est pas finie. Voilà déjà près de six mois depuis cette nuit de fin septembre où tout a basculé.

C’est un long chemin que j’ai parcouru depuis, que nous avons parcouru ensemble. Difficile à mettre en mots, mais les quelque deux mois qui se sont écoulés entre la mi-décembre et la mi-février ont peut-être marqué le paroxysme de notre complicité et de l’intensité de nos partages. De longs, très longs moments d’échanges et de rires, de confidences et de sensualité qui m’ont porté vers des émotions inconnues jusque-là.

Sa joie à lui, sa volonté de me faire plaisir mais surtout l’espèce de joie presque enfantine qu’il manifestait dans ses relations avec moi ont certainement été le plus beau de ces semaines intenses. Ses petits cadeaux, ses attentions à mon égard, les longues heures qu’il m’a consacrées et la façon dont il s’est ouvert à moi peu à peu dans une joie lumineuse. La période des fêtes et les semaines qui ont suivi n’ont été qu’un long crescendo dans cette découverte mutuelle et dans la confiance qui nous lie. 

Ces dernières semaines, les choses semblent se tasser quelque peu. Je ne sais que trop à quoi attribuer cette altération : ma possessivité, ma jalousie, ma soif d’exclusivité. Ma présence parfois trop pesante. Peut-être n’est-ce pas un mal.

Il est question d’une rencontre dans deux ou trois mois, une journée à Paris. Je ne sais si elle aura effectivement lieu mais je le souhaite ardemment. Non, pas dans l’espoir ou l’illusion d’une relation qui deviendrait physiquement possible, j’ai dépassé ce stade. Mais simplement le voir, passer avec lui une belle journée qui scellerait peut-être la fin de notre histoire, ou le début d’une nouvelle, dépassionnée et plus sereine. Comme je le lui disais il y a quelques jours encore, je le vois désormais à la fois comme un frère, un ami et un amant. Et je compte sur lui autant qu’il compte sur moi.

 

Posté à 15:28 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Ah, la jalousie...
    Cet immonde lierre qui finit par cacher qu'elle vient jauger l'attention que l'autre serait susceptible d'avoir à notre égard. Et qui n'est en aucun cas une preuve d'amour. On s'en fout d'être aimé quand on est jaloux. On veut juste être le préféré.
    Et si vous étiez, à vos yeux, votre amant préféré ?
    Bien à vous,

    Posté par Nolia , vendredi 25 mars 2016 à 00:01

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