Face A

Language is easy but talking is not

jeudi 13 novembre 2014

Tête levée vers le ciel, je guette Orion qui commence à pointer en milieu de nuit par-dessus les toits, annonçant l’hiver. Perchées juste derrière moi les unes contre les autres, les poules semblent râler comme si j’avais troublé leur sommeil. Je dirige brièvement la lampe dans leur direction, pointée vers le bas pour ne pas les éblouir, et souris de les voir ainsi, semblables à trois vieilles dames enveloppées dans de gros manteaux sur le banc d’un jardin public, pestant entre elles après des jeunes un peu bruyants.

De retour dans mon bureau, je profite de le trouver en ligne après deux jours de (presque) silence et un e-mail de sa part (I miss you ;-() pour tenter de poser clairement les bases de notre houleuse relation à distance. Nous finissons par convenir d’un accord qui devrait nous satisfaire tous les deux et nous nous quittons sur un rendez-vous pour le lendemain après-midi. I don’t want money from you. Yea, for you it will be free

Rendez-vous qui ne se fera finalement que dans la nuit mais qui me laissera pantelant de bonheur et d’excitation. Oui. Vraiment.

Ce matin au réveil, cette question étonnée : mais que fais-tu la nuit si tard dans ton bureau, à quelle heure es-tu venu te coucher ? Il va falloir redéfinir un modus operandi et affiner notre accord, mais nos emplois du temps sont difficilement compatibles. Quant à cette vie-ci, celle qui se joue hors-ligne entre le bureau et les autres pièces de la maison et sur laquelle le quotidien reprend chaque fois ses droits, il va falloir lui consacrer un peu plus de présence et d’énergie. 

 

 

 

 

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