Face A

Language is easy but talking is not

samedi 4 octobre 2014

Après des mois sans écrire ici, et à me voir me déverser aussi soudainement, longuement et intimement, on pourra peut-être croire que je me morfonds dans un immobilisme résigné et que seules les turbulences qui me secouent le cœur me font sortir de ma réserve…

Tout allait pourtant plutôt bien ces derniers mois. Bah, rien qui ne se raconte particulièrement, toujours ce quotidien de labeur et de vie millimétrée, émaillé de mes habituelles rêveries, de rares concerts et de quelques lectures tardives mais bouleversantes (Zola, que je n’avais jamais lu et dont je me découvre très fan).

Et je me suis aussi découvert une nouvelle passion, héritée de mon père ; j’ai acquis l’hiver dernier une lunette astronomique et m’attache depuis lors à découvrir les merveilles du ciel, patiemment et difficilement parfois.
Je me souviendrai longtemps de ma première vision de Saturne, flottant majestueusement dans l’univers ceinte de ses larges anneaux. Et aussi de Jupiter, le tout premier jour, accompagnée de ses quatre lunes qui lui tournent autour en un charmant ballet.

Quelle émotion que de scruter longuement, de pointer sans trouver sa cible, de s’y rependre à trois fois, de pester et au moment où l’on est prêt à déclarer forfait, de trouver enfin la petite nébuleuse que l’on s’était fixée comme objectif, et d’admirer alors longuement ce rond de fumée semblant flotter au milieu des étoiles. L’astronomie allie la beauté purement esthétique à la joie de la recherche sur le terrain, cartes à l’appui, et aux plaisirs de la connaissance. Parfois, lorsque le courage manque ou que les éclaircies sont trop brèves pour mettre tout le matériel en place, je sors simplement dans ma cour avec une paire de jumelles et pars à la chasse aux galaxies, aux nébuleuses ou aux amas d’étoiles, ma chienne à mes côtés. Je voyage ainsi dans l’espace et dans le temps, parcourant plusieurs centaines de milliers d’années-lumières sans bouger de cette petite cour entourée de murs de briques, avant de me coucher les yeux plein d’étoiles et d’images féériques.

D’ailleurs, les Pléiades sont de retour et annoncent les merveilles du ciel d’hiver qui arrive.

 

 

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